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Comprendre le culte (3) La confession du péché

18 Janvier 2007 , Rédigé par Eric George Publié dans #les mots de la théo

Le culte dominical nous raconte, par sa liturgie, une histoire et ce sont les étapes de cette histoire que je vous invite à découvrir.

Les articles de cette séries s'accompagneront sans doute d'exemple de textes liturgiques. Je précise donc que ces textes ne sont en rien obligatoire et varient énormément selon les cultes..

Assuré par Jésus le Christ de l’amour de Dieu pour nous, nous pouvons nous présenter à lui tel que nous sommes, nous pouvons reconnaître que nous sommes pécheurs.

Seigneur, tu es venu pour chercher et sauver ce qui était perdu. Sans toi nous sommes perdus. Heureux celui qui se confie en toi car il est passé de la mort à la vie.
Seigneur, tu es venu non pour appeler les justes mais les pêcheurs. Sans toi nous sommes accablés par nos fautes. Heureux celui qui accepte ton pardon, car, des ténèbres, il vient à la lumière.
Seigneur, tu es venu non pour abolir la loi mais pour l'accomplir. Sans toi nous ne pouvons vivre dans l'amour, qui est la plénitude de la Loi. Heureux celui qui vit dans ton amour car sa joie est parfaite.
Seigneur tu es venu non pour être servi, mais pour servir et donner ta vie en rançon pour la multitude. Sans toi nous ne pouvons servir nos frères et nos sœurs en vérité. Heureux celui qui garde tes commandements et les met en pratique, car le Royaume des cieux est à lui.
Seigneur tu es venu apporter le feu sur la terre. Sans toi le mal resterait triomphant. Que brûle en nous le feu de ton Esprit. Heureux celui qui se laisse guider et agit par ton Esprit, car il est ton enfant. Amen


« Confession du péché » est une expression qui réveille pas mal de soupçons et de mauvais souvenirs. Culpabilité, avilissement, oppression. A une époque on parlait de prière d’humiliation, mais vu l’évolution du langage, je ne suis pas certain que ce soit beaucoup mieux perçu. En fait, Le mot grec amartia qui signifie le péché regroupe aussi bien les fautes commises volontairement que les erreurs. Le singulier employé nous rappelle que nous ne devrions pas être dans un catalogue de nos mauvaises actions mais plus dans la reconnaissance de ce que nous sommes, de nos limites et nos faiblesses. La confession du péché ne devrait pas être vécue comme un temps négatif de notre culte  mais comme un moment libérateur. C’est le moment où, enfin, peuvent tomber les masques. C’est le moment où, sans peur aucune, je peux me montrer à Dieu tel que je suis, sans chercher à cacher mes faiblesses, mes limites. C’est le moment où je peux regarder ma vie sans le soucis du paraître, sans la peur d’être jugé.
La confession du péché n'est pas, au milieu du culte, un temps de blâme nécessaire avant de recevoir le pardon. Au contraire, elle participe pleinement à l'assurance que, tels que nous sommes, nous sommes accueillis et aimés. Elle m'ouvre, dans ma vie, un espace dans lequel avancer sans fard.
Une telle liberté de confession m'est rendue possible par la confiance exprimée durant la louange et par l'assurance que retentira la parole de l'accueil et du pardon.

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