Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Les Ecritures. Les aventures de Dieu et les aventures du Petit Jésus

31 Janvier 2014 , Rédigé par Eric George Publié dans #Théolivres, #Cavanna, #Humour

Et Dieu dit au coquillage : « Parce que tu as volé le bruit de la mer, tu marcheras sur le ventre et tu mangeras de la poussière ». (…) Et Dieu dit au serpent : « Parce que tu as fait cela, tu marcheras sur le ventre et tu mangeras de la poussière ». Dieu n’avait pas beaucoup d’imagination.

Cavanna. Les Ecritures

Les Ecritures. Les aventures de Dieu et les aventures du Petit Jésus

Je ne l’ai pas ouvert depuis longtemps, pourtant j’y ai pensé récemment en lisant La Bible selon le Chat et en me disant qu’avec Les Ecritures, Cavanna avait fait bien mieux que Geluck.

Je ne l’ai pas ouvert depuis longtemps mais je continue à penser que Les écritures de Cavanna devrait figurer dans toute bibliothèque pastorale. Bien sûr, c’est viscéralement anticlérical et ça ne s’épargne pas quelques facilités de provocation. Mais quand même, c’est souvent drôle et puis, mine de rien, il y a des questions et des réflexions théologique sympa, de quoi faire de l’animation…

De mémoire :

  • Dieu aurait bien voulu ne jamais avoir créé ça mais faire que quelque chose n’ait jamais existé, c’est impossible, même pour Dieu
  • Pour qu’il y ait un dieu, il faut qu’il y ait un dieu et quelqu’un qui lui dise « Mon Dieu »

Bon, je ne suis pas sûr que ce soit le meilleur Cavanna (j’irai assez volontiers chercher du côté de son autobiographie, des Fosses carolines et de L’histoire du con), mais ça me permet d’y aller de mon petit hommage…

Voir les commentaires

Ma liberté

29 Janvier 2014 , Rédigé par Eric George Publié dans #Théo en culture, #Moustaki, #liberté, #vers 2017

Ma liberté

Pour se préparer à faire de 2017 une année d’affirmation et de témoignage autant que de commémoration, l’Église Protestante Unie de France lance un processus Vers 2017 et, en préambule de ce processus, elle propose un semainier, 40 questions, sur 40 semaines pour permettre à chacun de réfléchir sur ce la manière dont nous comprenons aujourd’hui l’Évangile.

Chic, ça devrait me donner des idées d’articles. (Bon, on est déjà à la cinquième semaine et c’est la première idée qui me vient c’est peut-être pas gagné, en ce qui me concerne…)

Toujours est-il que la question de cette semaine, c’est : Libre, oui, mais comment ? Et bien sûr, mon goût pour la citation me pousse à répondre en citant Moustaki

- Libre, oui, mais comment ?

- En quittant ses amis, en changeant de pays.

Et voilà que la réponse me fait me réciter chanter la chanson. Et en fait, elle est drôlement facile à lire de manière théologique, cette chanson. Elle nous parle de cette soif de liberté qui nous fait récuser tout engagement et finalement toute relation, elle nous parle de cette soif de liberté qui nous réduit finalement à la condition d’esclave (Et combien j’ai souffert pour pouvoir satisfaire tes moindres exigences). Elle nous parle d’un amour qui nous tombe dessus, qui nous arrache à nous-même et nous rétabli dans la relation.

En oubliant un peu la dimension sentimentale, ça ressemble quand même drôlement à cette histoire d’une humanité qui, dans sa prétention à être libre, tombe dans l’esclavage et qui, parce qu’elle se découvre aimée, gagne la possibilité d’aimer, une humanité qui découvre aussi un amour qui coûte à son orgueil.

Lorsque sans me méfier, les pieds, les poings liés, je me suis laissé faire

Et je t’ai trahie pour une prison d’amour et sa belle gêolière

Georges Moustaki

Seigneur, tu m’as séduit et je me suis laissé séduire

Jérémie 20, 7

Voir les commentaires