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Turquie tour (1)

4 Mai 2009 , Rédigé par Eric George Publié dans #Carnets de voyage

25 Avril
Paris Istanbul Kayseri Nevsehir

10h15
Nous voici en salle d’embarquement. La frousse de chaque voyage en avion s’estompe doucement. Elle reviendra sans doute un peu au moment du décollage. Une vieille amie…
C’est le moment pour moi de me lancer dans ce qui est désormais une habitude : le journal de voyage. Je me demande dans quelle mesure je ne voyage pas pour le plaisir de coucher ces lignes sur du papier. Drôle de voyage, en tout cas, que celui-là. Nicole, notre organisatrice se plaît à raconter l’histoire de Saül qui partit chercher ses ânesses et trouva toute autre chose. Pour moi, l’expérience a déjà commencé. Ce devait être un voyage paroissial et œcuménique, entrepris avec un collègue. Finalement le collègue s’est désisté faute de paroissiens partant et seule une personne d’Evreux s’est lancée. Nous voilà donc 2 protestants dans un groupe catholique. Je ne sais pas très bien en quoi va consister mon rôle de pasteur animateur biblique dans ce périple en Turquie entre Paul, les villes de l’Apocalypse, les premiers conciles et les apocryphes. Mes paroissiens qui ont bien senti la tension monter cette semaine me disent gentiment que je m’adapte à toute situation. Pour le moment, je sais simplement que mes ânesses sont définitivement perdues. Ne noircissons pas le tableau, le groupe est souriant et détendu. D’ici quelques pages, je rirai de mon inquiétude première.
12h
Voilà, les nuages me cachent la vue. Comme toujours, le prodige du décollage m’émerveille et me terrifie. Ellul voyait dans la technique un nouveau dieu. Il devait prendre l’avion.
Petit coup de chance : une dame de notre groupe est très déçue de ne pas être à côté de sa copine et même pas à côté de quelqu’un du groupe. Comme je suis le voisin de cette dernière, je me propose de changer de place. Un geste de courtoisie qui me vaut de me retrouver seul à côté d’un hublot. Ceci dit, un bienfait intéressé ne restant jamais impuni, pour le moment, c’est dans du coton que nous volons.
13h30
Déjeuner au-dessus des alpes enneigées est une splendeur.
17h30
Première remarque sur Istanbul, si on s’en tient à ce qu’on voit des couloirs d’aéroport, c’est pas très différents de Charles de Gaulle. La fatigue du voyage aidant, les premiers éléments de caractères commencent à apparaître. Ceux qui sont perdus, ceux qui savent et qui s’impatientent que la chef ne sache pas, celui qui sort huit bouquins différents du même sac au gré des haltes et des vols (oui bon, ça c’est moi). En tout cas, nous sommes soulagés de voir Umit, notre guide, qui est venu nous chercher ici plutôt que de nous attendre à Kayseri (j’apprendrai quelques heures plus tard qu’il est d’Istanbul ce qui explique sans doute ceci)

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