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Beth Kangourou

10 Octobre 2015 , Rédigé par Eric George Publié dans #Humeurs, #Kangourou, #Famille, #Maison

Beth Kangourou

Un petit mot à ma famille, lors des obsèques de ma grand-mère

Veuille maintenant bénir la maison de ton serviteur, pour qu’elle soit à jamais en ta présence. Car c’est toi, Seigneur DIEU, qui as parlé, et par ta bénédiction la maison de ton serviteur sera bénie à jamais.

2 Samuel 7, 29

Kangourou était fatiguée. Et régulièrement, ça donnait "Dis, le pasteur quand est ce que tu dis au bon Dieu de me rappeler". Et toujours ça m'embêtait et ça m’énervait un peu. Ca m’embêtait parce qu'égoïstement je n’étais pas spécialement pressé. Et ça m’énervait surtout parce que je ne crois pas en un Dieu qui rappelle à lui. Moi, je crois en un Dieu qui donne.

Et à travers Kangourou, à travers d’autres aussi, Dieu m'a donné une maison. Je ne parle pas d’un appartement à Sèvres, ni d’une maison dans les Alpes, je veux dire, une maison au sens biblique. Et dans la Bible, une maison ce n'est pas seulement un bâtiment, c'est une famille. Une famille au sens le plus large, une famille pas seulement établie par les liens du sang mais celui des alliances et des amitiés.

A travers Kangourou, avec Kangourou, Dieu nous a donné d'habiter une maison.

Une maison de fous, peut-être, un peu biscornue, un peu hétéroclite, un peu turbulente et bruyante. Une maison toujours ouverte même si pas toujours très égalitaire. Une maison pleine d'humour. Une maison assez pleine d'amour pour qu'on n’ait pas besoin de l'idéaliser, pour qu'on puisse dire qu’il n’est pas toujours facile d’y habiter, qu'elle est un peu englobante, un peu étouffante parfois, un peu cancanière, qu'on y entend des paroles injustes, des mots blessants. Et Kangourou, comme nous tous, participait à ces défauts… Elle les subissait et en souffrait aussi....

Mais voilà, c'est notre maison. Et aujourd’hui, il nous semble qu’elle vacille sur ses fondations, mais elle est solide. Parce qu'elle en a traversé des tempêtes, on en a vu des tremblements de terre (je pense à papa Fanfan, Marie Claire, Olivier et aujourd'hui Kangourou.) Mais la maison reste debout.

Et aujourd'hui quand je vous regarde, maman et papa, vous mes oncles et tantes, vous mes grands oncles et grands tantes, vous ma fratrie, vous mes cousins et cousines (comme les générations se croisent, comme je vous ai tous vu arriver, et comme je n’échappe pas aux tares familiales, j’englobe les conjoints et les enfants), toi Laurence et toi, Madian, quand je pense à ceux qui ne sont pas là, qui pensent à nous et qui nous manquent aujourd’hui, oui, quand je vois tous ceux qui sont rassemblés sous la bannière du Kangourou, je sais où j'habite.

Et, pour cette maison, parce que Kangourou y a habité avec nous, même si c’est dur aujourd’hui, je n'ai pas fini de rendre grâce à Dieu et, à vous tous, de dire merci et d’ajouter ces petits mots qu’on ne dit pas souvent dans la famille : je vous aime.

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