Samedi 23 septembre 2006
6
23
/09
/Sep
/2006 16:35
Ecoeurés (à juste titre) par les réactions violentes et criminelles qui ont traversé le monde musulman après les propos du pape, certains journalistes, blogueurs et philosophes, croyants ou athées apportent leur soutien au souverain pontife et dénoncent la violence intrinsèque de l'Islam, en mettant allègrement dans le même sac les protestations des modérés et les exactions des fanatiques ou des foules manipulées.
Or cette forme de soutien, bien plus encore que les réaction des musulmans, me conforte dans l'idée que le pape a eu tort de tenir ses propos. En effet, Benoît XVI n'est pas un homme politique ni une personnalité médiatique, il se prétend et est reconnu par beaucoup comme le représentant du christianisme. En tant que tel, il me paraîtrait logique, d'appliquer l'enseignement de Jésus Christ qui condamnait la violence, fût-elle verbale, et interdisait de juger autrui. Difficile ? Impossible ? Déraisonnable ? Sans doute, c'est bien pourquoi il me semble très dangereux de se parer du titre de "vicaire du Christ". En effet, aucun chrétien ne peut se prétendre absolument fidèle à l'enseignement du Christ.
Mais Benoît XVI a pris ce titre, bien plus, il affirme que l'Eglise dont il est chef est la seule véritable Eglise, alors quand ses paroles entraînent la division, le jugement et la condamnation de l'autre, il trahit l'Evangile. Et ceux qui croient le soutenir en accusant les musulmans ne font que rendre sa trahison plus évidente, parce que le problème n'est pas dans la violence réelle ou non de l'Islam, il est dans ce que le pape représente et dans l'humilité du message évangélique...
Qui s'élèvera sera abaissé
Matthieu XXIII, 12
2
Commentaires