Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
Miettes de théologie

Articles récents

Calendrier ciné de l'Avent (18) Le fils du désert

17 Décembre 2014 , Rédigé par Eric George Publié dans #calendrier de l'Avent, #Théo en culture, #Western, #Hommes de bonne volonté, #John Ford

Calendrier ciné de l'Avent (18) Le fils du désert

C’est un western de Noël. Un vrai western (de John Ford, avec John Wayne) et vraiment de Noël. En s’enfuyant dans le désert après le vol d’une banque, trois sympathiques gangsters vont recueillir le bébé d’une mourante. Et si je dis que c’est un western de Noël, ce n’est pas parce que c’est mon premier souvenir télé de Noël (juste après les visiteurs de Noël), ni à cause du bébé rédempteur et certainement pas à cause des versets bibliques qui ressemblent plus à des formules magiques qu’autre chose.

Non, si c’est un vrai western de Noël, c’est qu’il y a des antagonismes, des drames aussi mais pas de méchants, pas de salauds, ni de brutes ni de truands, seulement des hommes de bonne volonté et que ça, ça fait du bien, même quand on professe un fort pessimisme anthropologique…

Dieu notre Père

Nous plions sous la puissance des César Auguste et des Quirinius

Nous tremblons de peur et de colère face aux violences des Hérode

Par ta Parole, ouvre nos yeux

Donne nous de voir les bergers

Ces intouchables, infréquentables témoins de la joie du ciel

Donne nous de voir les Joseph

Témoins de droiture, de pitié et de confiance

Donne nous de voir les mages

Etranges témoins étrangers et suiveurs d’étoile

Donne nous de voir les Marie

Témoins d’obéissance et d’espérance révolutionnaire

Par ta Parole, ouvre nos yeux

Et donne nous de voir les témoins de Noël

Calendrier ciné de l'Avent (17) Small soldiers

16 Décembre 2014 , Rédigé par Eric George Publié dans #calendrier de l'Avent, #Théo en culture, #Joe Dante, #Liberté

Calendrier ciné de l'Avent (17) Small soldiers

Des puces militaires ultrasophistiquées sont implantées dans des jouets. Certains sont programmés pour se battre, d’autres pour fuir. Après les Gremlins, Joe Dante dynamite à nouveau les fêtes de Noël (et à travers elles, la société moderne) d’une manière peut-être plus violente et plus sombre.

Le commando d’élite est programmé pour tuer, les gorgonites sont programmés pour fuir. Et nous, pour quoi sommes-nous programmés ? Pour quoi nos cadeaux de Noël nous programment-ils ?

Dieu, notre père

Délivre-nous du mal

Délivre-nous de nos programmes

De nos fatalités

De nos fausses excuses et de nos résignations

Calendrier ciné de l'Avent (16) Peau d'âne

15 Décembre 2014 , Rédigé par Eric George Publié dans #calendrier de l'Avent, #Théo en culture, #Liberté, #Demy

Calendrier ciné de l'Avent (16) Peau d'âne

Nous nous rappelons le poisson que nous mangions pour rien en Egypte, les concombres, les pastèques, les poireaux, les oignons, l’ail !

Nombres 11, 7

Non je ne ferai pas le coup d'un trésor caché dans la misère, d'une lumière que les hommes ne savent accueillir. Peau d'âne n'est définitivement pas une figure christique.

En revanche, dans la version de Demy : Peau d'âne, c'est l'histoire de parents (le père de la princesse Et la mère du prince qui sont prêt à donner à leurs enfants tous ce qu'ils désirent. Or la princesse comme le prince devront fuir cette générosité (qui marque finalement un amour incestueux chez le roi, castrateur chez la mère) pour trouver une véritable liberté.

Seigneur Dieu

En ces temps de fête et d’abondance

Donne-moi de ne pas confondre

La réalisation de mes caprices

Avec tes bienfaits

Donne-moi la force d’une liberté

Qui appauvrit et qui amoindrit

Toi qui a voulu naître

Sur la paille d’une étable

Donne-moi de redescendre un peu

Vers la liberté et vers l’amour

Calendrier ciné de l'Avent (16) Peau d'âne

15 Décembre 2014 , Rédigé par Eric George Publié dans #calendrier de l'Avent, #Théo en culture, #Liberté, #Demy

Calendrier ciné de l'Avent (16) Peau d'âne

Nous nous rappelons le poisson que nous mangions pour rien en Egypte, les concombres, les pastèques, les poireaux, les oignons, l’ail !

Nombres 11, 7

Non je ne ferai pas le coup d'un trésor caché dans la misère, d'une lumière que les hommes ne savent accueillir. Peau d'âne n'est définitivement pas une figure christique.

En revanche, dans la version de Demy : Peau d'âne, c'est l'histoire de parents (le père de la princesse Et la mère du prince qui sont prêt à donner à leurs enfants tous ce qu'ils désirent. Or la princesse comme le prince devront fuir cette générosité (qui marque finalement un amour incestueux chez le roi, castrateur chez la mère) pour trouver une véritable liberté.

Seigneur Dieu

En ces temps de fête et d’abondance

Donne-moi de ne pas confondre

La réalisation de mes caprices

Avec tes bienfaits

Donne-moi la force d’une liberté

Qui appauvrit et qui amoindrit

Toi qui a voulu naître

Sur la paille d’une étable

Donne-moi de redescendre un peu

Vers la liberté et vers l’amour

Calendrier ciné de l'Avent (16) Peau d'âne

15 Décembre 2014 , Rédigé par Eric George Publié dans #calendrier de l'Avent, #Théo en culture, #Liberté, #Demy

Calendrier ciné de l'Avent (16) Peau d'âne

Nous nous rappelons le poisson que nous mangions pour rien en Egypte, les concombres, les pastèques, les poireaux, les oignons, l’ail !

Nombres 11, 7

Non je ne ferai pas le coup d'un trésor caché dans la misère, d'une lumière que les hommes ne savent accueillir. Peau d'âne n'est définitivement pas une figure christique.

En revanche, dans la version de Demy : Peau d'âne, c'est l'histoire de parents (le père de la princesse Et la mère du prince qui sont prêt à donner à leurs enfants tous ce qu'ils désirent. Or la princesse comme le prince devront fuir cette générosité (qui marque finalement un amour incestueux chez le roi, castrateur chez la mère) pour trouver une véritable liberté.

Seigneur Dieu

En ces temps de fête et d’abondance

Donne-moi de ne pas confondre

La réalisation de mes caprices

Avec tes bienfaits

Donne-moi la force d’une liberté

Qui appauvrit et qui amoindrit

Toi qui a voulu naître

Sur la paille d’une étable

Donne-moi de redescendre un peu

Sur terre,

Vers la liberté et vers l’amour

Calendrier ciné de l'Avent (16) Peau d'âne

15 Décembre 2014 , Rédigé par Eric George Publié dans #calendrier de l'Avent, #Théo en culture, #Liberté, #Demy

Calendrier ciné de l'Avent (16) Peau d'âne

Nous nous rappelons le poisson que nous mangions pour rien en Egypte, les concombres, les pastèques, les poireaux, les oignons, l’ail !

Nombres 11, 7

Non je ne ferai pas le coup d'un trésor caché dans la misère, d'une lumière que les hommes ne savent accueillir. Peau d'âne n'est définitivement pas une figure christique.

En revanche, dans la version de Demy : Peau d'âne, c'est l'histoire de parents (le père de la princesse Et la mère du prince qui sont prêt à donner à leurs enfants tous ce qu'ils désirent. Or la princesse comme le prince devront fuir cette générosité (qui marque finalement un amour incestueux chez le roi, castrateur chez la mère) pour trouver une véritable liberté.

Seigneur Dieu

En ces temps de fête et d’abondance

Donne-moi de ne pas confondre

La réalisation de mes caprices

Avec tes bienfaits

Donne-moi la force d’une liberté

Qui appauvrit et qui amoindrit

Toi qui a voulu naître

Sur la paille d’une étable

Donne-moi de redescendre un peu

Sur terre,

Vers la liberté et vers l’amour

Calendrier ciné de l'Avent (16) Peau d'âne

15 Décembre 2014 , Rédigé par Eric George Publié dans #calendrier de l'Avent, #Théo en culture, #Liberté, #Demy

Calendrier ciné de l'Avent (16) Peau d'âne

Nous nous rappelons le poisson que nous mangions pour rien en Egypte, les concombres, les pastèques, les poireaux, les oignons, l’ail !

Nombres 11, 7

Non je ne ferai pas le coup d'un trésor caché dans la misère, d'une lumière que les hommes ne savent accueillir. Peau d'âne n'est définitivement pas une figure christique.

En revanche, dans la version de Demy : Peau d'âne, c'est l'histoire de parents (le père de la princesse Et la mère du prince qui sont prêt à donner à leurs enfants tous ce qu'ils désirent. Or la princesse comme le prince devront fuir cette générosité (qui marque finalement un amour incestueux chez le roi, castrateur chez la mère) pour trouver une véritable liberté.

Seigneur Dieu

En ces temps de fête et d’abondance

Donne-moi de ne pas confondre

La réalisation de mes caprices

Avec tes bienfaits

Donne-moi la force d’une liberté

Qui appauvrit et qui amoindrit

Toi qui a voulu naître

Sur la paille d’une étable

Donne-moi de redescendre un peu

Sur terre,

Vers la liberté et vers l’amour

Noël, ça sent le sapin ?

14 Décembre 2014 , Rédigé par Eric George Guilhem Riffaut Publié dans #prédication, #bible, #sapin de Noël, #croix, #arbre de vie, #apocalypse, #genèse

Noël, ça sent le sapin ?

Genèse II, 4 à 17 et III, 22 à 24

Apocalypse XXII, 1 à 5

Eric

Dis-moi Guilhem as-tu installé ton sapin ?

-Oh, moi, je ne suis pas sûr d'avoir la place pour en installer un !

Nous, nous avons installé le nôtre. Mais tu sais que j'ai toujours un peu souri à l'idée que le sapin était protestant et la crèche catholique. Tout ça à cause de la réticence des protestants sur l'adoration des images et surtout à cause de la géopolitique : les pays nordiques d'où vient le sapin sont devenus terres protestantes.
Mais après tout la crèche est d'abord un souci catéchétique alors que le sapin était une tradition païenne. Si Ygdrasil, l'arbre axe du monde était un frêne, c'était un frêne toujours vert et il n'a rien de surprenant à ce que le sapin, arbre toujours vert même au cœur de l'hiver soit devenu un symbole d'éternité et d'espérance

Guilhem

Ce ne serait pas la première fois que les chrétiens ont arrangé à leur sauce d'anciennes traditions, juives païennes.

Augustin disait que c'est ce que firent les hébreux en sortant d'Egypte : ils en ont emporté tout l'or, tout ce qui avait de la valeur pour eux dans cette culture. Après, est-ce qu'on est d'accord ou non... Quoiqu'il en soit, on peut comprendre que des arbres pleins de sève qui ne perdent jamais leurs aiguilles aient pu symboliser la foi aux yeux des premiers chrétiens.

Dans le cas de Noel, l'histoire se répète : fête païenne, fête chrétienne, fête... à nouveau païenne? Et que les chrétiens cherchent à se réapproprier?

Même les boules qu'on y attache ont une origine chargée de sens : il s'agissait à l'origine de figurer les fruits que donne la foi. En fait, on utilisait même des pommes : en souvenir du fruit défendu de l'arbre du jardin d'Eden. Etrange de voir comment l'arbre qui donne la vie a vite été identifié à l'arbre de la connaissance dont il est interdit de manger les fruits...

Eric

C'est vrai que dès le début de la Bible, dès la Genèse, il est bien question d'un arbre. Ou plutôt de deux arbres: celui de la connaissance du bien et du mal et celui de la vie. Du coup, puisque tu nous parles des boules de Noël, on pourrait s'amuser à se demander quel fruit défendu elles symbolisent. Le fruit de la connaissance du bien et du mal qui était interdit à Adam et Eve, ou bien le fruit qui nous est aujourd'hui interdit, le fruit qui donne la vie éternelle.
En effet, c'est bien pour leur interdire de manger en plus de ce fruit là que Dieu les chasse du jardin. Peut-être même pour les protéger d'une vie éternelle placée sous le désir de puissance...

Alors que représentent pour nous les boules de Noël ? Ce n'est pas une question idiote...
Noël est parfois pour nous une manière de nous retrouver dans un jardin clos, protégé du monde extérieur, pleinement maîtres de nos vies, de nos plaisirs. Bref, un petit moment où nous nous payons le luxe d'être comme Dieu. Dans ce cas-là, les boules sont ce fruit de la connaissance du bien et du mal...
Mais les boules pourraient aussi représenter ce fruit de la vie éternelle, un fruit auquel nous aspirons mais que nous ne pouvons pas atteindre par nous-même. Noël pourrait alors être pour nous non plus l'enfermement dans un confort illusoire ou dans un passé que l'on ne veut pas laisser filer, mais l'expression de notre attente, de notre espérance... On sait que les récits de la création du monde ont été composés alors que les hébreux étaient en exil à Babylone. Du coup, leur question était peut-être la nôtre : cet arbre qui se dresse au loin, gardé par une épée flamboyante, nous est-il définitivement interdit, ou pouvons-nous espérer goûter un jour à ce fruit de la vie ?

Guilhem

Que ce soit les Juifs exilés à Babylone ou les premiers chrétiens au moment des persécutions, tous s'en sont remis à cette image de l'Arbre de Vie, en imaginant, en reprenant la tradition rabbinique, que quelqu'un viendrait retirer l'épée qui en interdit l'accès.

Ainsi des gens déportés loin de chez eux, coupés de leurs familles, ou jetés dans des cachots, sans plus aucune nouvelles de leurs proches, torturés souvent, ont cru que les épreuves qu'ils traversaient, aussi horribles soient-elles, auraient une fin, et qu'ils se retrouveraient tous à partager les fruits -les dattes?- d'un même arbre.

Ces fruits sont peut-être cet "au-delà idéal du Nous", cette "histoire commune à partager, à reconstruire, à inventer sans cesse" dont parle Jorge Semprun, qui revient sur les tortures qu'il a subit...

On retrouve là le thème chrétien d'un monde où chaque être, chaque chose est à sa place : les bons comme les méchants, mais les bons, les justes, les victimes, au centre, avec ce Dieu qui a lui-même connu l'humiliation, la souffrance et la mort.

Ainsi l'arbre de vie, le "bois de vie" dont parle le texte grec, n'est autre que la croix de Jésus de Nazareth. Elle nous fait prendre conscience que lorsque nous souffrons (le deuil, la folie, la maladie), Dieu ne nous oublie pas, au contraitre, mais fait tout ce qu'il peut pour nous venir en aide.

Le Juifs en Exil au désert rêvaient d'un arbre toujours vert dans jardin, les premiers chrétiens enfermés croyaient voir un arbre s'élever au beau milieu de la ville, au cœur du forum, là où se tenaient les puissants, les marchands, les religieux qui les avaient condamnés.

Ce fruit censé guérir les Nations, c'est peut-être la détermination dans la foi et le pacifisme des persécutés... autrement dit cette conviction que la mort est quelque chose qui se franchit, se traverse, se dépasse.

Cela peut paraître étrange, mais la première chose à laquelle nous devrions penser en voyant un sapin de Noël tout décoré, c'est moins à Noël qu'à Pâques... Le 25 décembre, souhaitons-nous plutôt joyeuse Pâques!

Eric

En tout cas, plaçons nos sapins, nos crèches, dans l’ombre, ou plutôt, à la lumière de la croix…

En nous signalant que cet arbre de vie de la Jérusalem céleste n’est autre que la croix (littéralement, le bois de vie c’est-à-dire le même mot que lorsque l’Apocalypse affirme Jésus a été pendu au bois), tu me fais penser que les anciens ont vu dans la forme même de la croix, cette verticalité et cette horizontalité, un enseignement (que tu dois d’ailleurs connaître mieux que moi).

Eh bien, au risque de le faire interdire à son tour dans les mairies, je me dis que finalement, le sapin lui aussi a sa propre catéchèse géométrique. Le sapin est une flèche, c’est un panneau indicateur et c’est normal que nous le coiffions d’une étoile. Et, c’est une flèche pointée vers le ciel, une flèche qui nous indique cet au-delà, cet idéal que nous cherchons… Regarder plus haut que la mort et la violence, plus haut que nos propres pulsions de mort et de violence.

Mais c’est aussi un cône, il descend vers nous en s’élargissant, en répandant ces fruits et ces guirlandes de lumière. Et l’on peut penser à cet arbre, ce bois de l’apocalypse qui porte fruit tout au long des douze mois de l’année. La conviction dont tu parlais, cette conviction que la mort, les morts, se franchissent, se dépassent, nous ne la puisons pas en nous même, elle s’alimente, elle est nourrie, nourrie par la Parole de Dieu, nourrie par les témoins que Dieu met sur notre route…

Alors, frères et sœurs, avec ou sans sapin que ce temps de l’Avent, que ce temps de Noël maintenant tout proche soit remplis de l’espérance de Pâques. Une espérance qui nous fait relever la tête et voir plus loin que nous même, une espérance qui nous fait ouvrir les mains pour recevoir au-delà de nos forces…

Amen

Calendrier ciné de l'Avent (15) The kid

14 Décembre 2014 , Rédigé par Eric George Publié dans #calendrier de l'Avent, #Théo en culture, #Chaplin, #Charlot, #Rêve, #Loi, #Liberté

Calendrier ciné de l'Avent (15) The kid

Attention, cette note dévoile la fin du film. Ceci dit, si vous n’avez jamais vu The kid, vous devriez prendre 50 minutes pour vous cultiver au lieu de lire mes bêtises…

Charlot pleure le kid qui lui a été enlevé, et rêve d’une innocence perdue, d’un paradis d’enfance et de liberté. Charlot rêve et c’est la loi qui le réveille pour le prendre au collet.

Catastrophe !!! Pourtant, c’est la loi qui le conduit vers la maison où il retrouvera le kid… Il arrive que la contrainte soit le vrai chemin de la liberté, de la vie et de l’amour.

Dieu notre Père

Nous rêvons d’une liberté illusoire,

d’une innocence imaginée,

nous rêvons d’un Jésus doudou

et le voilà qui vient avec des exigences.

Donne-nous dans cette loi, dans ces exigences

De reconnaître ta bénédiction

Donne-nous dans ce commandement qui nous fait regimber

De reconnaître le chemin de la vie

Calendrier ciné de l'Avent (14) La mélodie du bonheur

13 Décembre 2014 , Rédigé par Eric George Publié dans #calendrier de l'Avent, #Théo en culture, #impertinence, #musique, #figure christique, #rodgers, #hammerstein

Calendrier ciné de l'Avent (14) La mélodie du bonheur

Le cinéma est plein de figures christiques : un personnage décalé, par sa puissance (Superman ou Mary Poppins), par son étrangeté (E.T ; ou Edward Scissorhands) ou simplement par sa naïveté (Jefferson Smith ou Goubi) vient bouleverser le quotidien d’individus « normaux » et transformer leurs cœurs et leurs vies…

La Maria de la première moitié de La mélodie du bonheur est un de mes personnages christiques préférés, elle n’est ni puissante, ni étrange et son innocence n’est certainement pas de la naïveté, elle est même plutôt retorse, en fait. Et son insolence, ses remises en question d’un ordre établi autant son amour, ressemble finalement bien plus au comportement de Jésus de Nazareth que celui des candides extraterrestres encapés…

Dieu, notre Père

Donne-nous Noël

Comme une comptine impertinente

Comme une mélodie entraînante

Comme une litanie enseignante

Comme un chant de pardon

Comme une musique de fête