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Mercredi 1 juillet 2009
Au cours de cette année Calvin, un passage hebdomadaire du Réformateur de Genève commenté, ou pas, par votre serviteur… Je ne suis absolument pas un spécialiste de la pensée de Calvin, il est possible que je dise des bêtises, mais c’est un auteur que j’aime bien lire

En somme, ceux qui sont captifs sous les liens de la Loi sont semblables aux serfs, auxquels les maîtres ordonnent certaine tâche d'ouvrage pour chaque jour, et qui pensent n'avoir rien fait, et ne s'oseraient présenter devant leurs maîtres, s'ils n'avaient achevé parfaitement tout ce qui leur a été enjoint. Mais les enfants, qui sont plus libéralement et doucement traités de leurs pères, ne craignent point de leur présenter leurs ouvrages rudes  et à demi faits, et même ayant quelque vice, ayant confiance que leur obéissance et bon vouloir sera agréable au père, encore qu'ils n'aient fait ce qu'ils voulaient. Il nous faut donc être semblables aux enfants, ne doutant point que notre Père très bon et si débonnaire n'ait nos services pour agréables, bien qu'ils soient imparfaits et vicieux : comme même il le confirme par le Prophète : Je leur pardonnerai, dit-il, comme le père aux enfants qui le servent (Mal. 3: 17); où le mot de pardonner est pris pour bénignement supporter, dissimulant les vices, d'autant qu'il fait aussi mention du service.
Institution Chrétienne Livre III §19. 4

J’aime beaucoup cette image. Calvin vient de montrer notre incapacité à obéir au commandement de Dieu en citant le premier commandement : Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ta pensée. On ne peut pas obéir partiellement à un tel commandement puisqu’il requiert la plénitude. Du coup, si j’attends un salaire de mes œuvres, la radicalité du commandement m’oblige à voir que vu ma désobéissance, à ce commandement qui est le plus grand,  je n’ai pas grand-chose à attendre. En revanche si je m’en remets à l’amour de Dieu comme à l’amour d’un père, ce n’est pas sur ce que j’ai fait que je m’appuie mais sur l’assurance de sa bienveillance. La liberté du chrétien est bien celle du fils (ou de la fille) face à son père.
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Samedi 27 juin 2009
C'est un geste tout simple. Je tourne le robinet et l'eau coule. Pour remplir un verre, prendre une douche, faire une lessive ou une vaisselle.
C'est un geste machinal et pourtant, lorsque je tourne ce robinet, je suis Moïse frappant le rocher à Mériba. Parce que cette eau qui me désaltère, me lave ou simplement me rafraîchit, cette eau qui est ma vie est un don de Dieu.
Un cadeau ne se traite pas à la légère. On garde précieusement ce qui nous est offert, signe tangible de l'amour de celui qui nous l'a donné. Pourquoi en irait-il autrement de l'eau, cadeau précieux entre tous, aussi vitale que l'air que nous respirons et tellement plus rare ?
Lorsque je tourne un robinet, je suis comme Moïse frappant le rocher de Mériba. Or, le livre des Nombres nous dit que Moïse se vit refuser l'entrée en terre promise parce qu'il avait désobéi à Mériba, la traidtion juive voit cette désobéissance dans les deux coups que frappent Moïse.
On lit souvent dans cette répétition, le signe d'un manque de confiance. J'y vois également une attitude très humaine : l'attitude qui consiste à vouloir plus que ce que Dieu nous donne. A Mériba, pour un coup, Dieu donnait de quoi désaltérer hommes et bétail. Mais Moïse frappe deux fois...
L'eau de notre terre devrait suffire pour abreuver bêtes, plantes et hommes, mais nous la gaspillons. Lorsque je tourne un robinet, je suis Moïse frappant le rocher de Mériba. Et si, je me contentais de prendre avec reconnaissance ce dont j'ai besoin, et si un coup suffisait ?

Voir http://www.ete-autrement.org/

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Mercredi 24 juin 2009
Quand l’Ecriture nous commande de nous comporter envers les hommes de telle sorte que nous les préférions à nous en honneur, et que nous tâchions fidèlement d’avancer leur profit, elle baille des commandements, dont notre cœur n’est point capable, s’il n’est premièrement vide de son sentiment naturel. Car nous sommes tous si aveuglés et transportés en l’amour de nous-même, qu’il n’y a personne qui ne pense avoir bonne cause de s’élever par-dessus tous autres, et de mépriser tout le monde au prix de soi.
Si Dieu nous a donné quelque grâce qui soit à estimer, incontinent sous l’ombre de cela notre cœur s’élève ; et non seulement nous nous enflons, mais quasi crevons d’orgueil ! Les vices dont nous sommes pleins, nous les cachons soigneusement envers les autres, et nous faisons accroire qu’ils sont petits et légers ; ou même parfois nous les prisons pour vertus. Quant aux grâces, nous les estimons tant en nous, jusqu’à les avoir en admiration. Si elles apparaissent en d’autres, voire même plus grandes, pour que nous ne soyons contraints de leur céder, nous les obscurcissons ou déprisons le plus qu’il nous est possible. Au contraire, quelques vices qu’il y ait en nos prochains, nous ne nous contentons point des les observer avec sévérité, mais les amplifions odieusement.
De là vient cette insolence que chacun de nous comme étant exempté de la condition commune recherche prééminence par-dessus tous les autres, et sans en excepter un, les méprise tous comme ses inférieurs. Les pauvres cèdent bien aux riches, les vilains aux nobles, les serviteurs à leurs maîtres, les ignorants au savants : mais il n’y a nul qui n’ait en son cœur quelque fantaisie qu’il est digne d’être excellent par-dessus tous les autres. Ainsi, chacun en son endroit, en se flattant, nourrit un royaume en son cœur. Car s’attribuant les choses dont il se plaît, il censure les esprits et es mœurs des autres. Si on vient à dispute, alors le venin sort et se montre. Il y en bien plusieurs qui ont quelque apparence de mansuétude et modestie, cependant qu’ils ne voient rien qui ne leur vienne à gré : mais combien y en a-t-il peu qui gardent douceur et modestie quand on les pique et les irrite ?
Et de fait, cela ne se peut autrement faire, sinon que cette peste mortelle de s’aimer et exalter soi-même, soit arrachée du profond du coeur, comme aussi l’Ecriture l’en arrache. Car si nous écoutons sa doctrine, il nous faut souvenir que toutes les grâces que Dieu nous a faits, ne sont pas nos biens propres , mais dons gratuits de sa largesse ; si donc quelqu’un s’en enorgueillit, il démontre en cela son ingratitude. Qui est-ce qui te magnifie ? dit Paul. Et si tu as reçu toutes choses, pourquoi t’en glorifies-tu, comme si elles ne t’étaient pas données ? (I Co IV, 7). D’autre part, reconnaissant assidûment nos vices, nous avons à nous réduire à l’humilité. Ainsi, il ne restera rien en nous qui nous puisse enfler, mais plutôt il y aura grande matière de nous démettre et abattre.
En outre, il nous est commandé que tous les dons de Dieu, que nous voyons en nos prochains soient en tel honneur et révérence qu’à cause d’eux nous honorions les personnes auxquelles ils résident. Car ce serait trop grande audace et impudence de vouloir dépouiller un homme de l’honneur que Dieu lui a fait.
Il nous est aussi commandé de ne point regarder les vices, mais de les couvrir : non pas pour les entretenir par flatterie, mais pour que nous n’insultions point à celui qui a commis quelque faute, vu que nous lui devons porter amour et honneur. De là, il adviendra qu’envers quiconque que ce soit, à qui nous ayons affaire, non seulement nous nous porterons modestement et modérément, mais aussi en douceur et amitié ; de même, on ne parviendra jamais par autre voie à la vraie mansuétude, qu’en ayant le cœur disposé à s’abaisser et à honorer les autres.

Institution Chrétienne Livre III §7, 4
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Dimanche 21 juin 2009
Prédication du dimanche 10 mai 2009
Apocalypse II, 8 à 11

Les lettres aux Eglises qui ouvrent l’Apocalypse ancrent ce texte de visions théologiques dans une réalité concrète. Pourtant, elles ne l’enferment pas dans cette réalité : chaque lettre se termine par « Que celui qui a des oreilles écoute ce que l’Esprit dit aux Eglises » Bref, chaque message adressé à une communauté dans sa vie concrète s’adresse, au-delà d’elle à toute communauté, à tout chrétien.

On le sait bien, la séparation entre juifs et chrétiens a pris du temps et elle s’est faite dans la douleur et le déchirement. On en voit de nombreuses traces dans les textes bibliques, que ce soit les évangiles ou les lettres de Paul. La synagogue de Satan dont il est question dans la lettre à l’Eglise à Smyrne est une de ces traces. Que faire avec de tels textes. A une époque, ils ont été radicalisés, servant de fondation à l’affirmation que les juifs n’étaient plus le peuple élu et que l’Eglise était désormais le Nouvel Israël. (Affirmation scandaleuse, blasphématoire et destructrice ! Israël reste le peuple élu !) Aujourd’hui la tentation est inverse, et on ira plutôt dire qu’ici l’apocalypse ne parle pas de juif mais plutôt d’autres communautés, d’hérésie au sein de la communauté chrétienne… Je préfère une autre interprétation. A Smyrne, l’Eglise naissante a été persécutée par les juifs et c’est bien à cette réalité que fait référence la lettre de l’Apocalypse. Mais en aucun cas, Jean de Patmos ne fait de cette lettre une généralité, en aucun cas, il ne retire l’élection à Israël, il se contente de rappeler une affirmation forte de la pensée juive : Dieu prend toujours le parti du persécuté. Si un juste persécute un juste, Dieu se range du côté du persécuté. Si un méchant persécute un juste, Dieu se range du côté du persécuté. Si un méchant persécute un méchant, Dieu se range du côté du persécuté. Et même si un juste persécute un méchant, Dieu Se range encore du côté du persécuté. Les juifs de Smyrne qui persécutèrent les chrétiens ne le firent pas au nom de leur judaïsme mais au nom du satan, de l’accusateur. Et cela est vrai pour les chrétiens. Il n’y a pas de persécutions chrétiennes. Quand l’Eglise persécute qui que ce soit, elle n’agit plus au nom du Christ mais contre lui. Elle cesse donc d’être Eglise du Christ mais bien Eglise du satan.

Face à cette persécution, qu’est ce que la petite Eglise qui est à Smyrne ? En fait, le texte ne nous en dit pas grand-chose, la lettre à Smyrne est la plus courte des lettres aux sept Eglises. Et pour tout dire, si nous sommes bien restés deux jours  à Izmir au cours de notre périple en Turquie nous n’en avons pas appris beaucoup plus sur Smyrne, l’Eglise St Polycarpe n’a certainement pas grand-chose à voir (à part son nom) avec les premières communautés vivant à Smyrne, nous n’avons même pas pu y rencontrer l’évêque. Quant aux ruines de l’agora de Smyrne, nous ne les avons vues qu’à travers les grilles mais je doute que ces quelques colonnes couchées nous ait beaucoup renseignées. Bref, de l’Eglise à Smyrne, nous ne savons que deux choses, elle est persécutée et elle est pauvre – et pourtant riche.
Pauvre de quoi ? C’est assez facile à deviner : on se doute bien qu’une Eglise persécutée ne roule pas sur l’or et ne dispose pas d’une quantité de moyens humains. Mais alors, si cette Eglise est pauvre, misérable, de quoi est–elle riche ? Si elle était particulièrement tenace, résistante, courageuse face à la persécution, la lettre le dirait. En effet, toutes les lettres aux Eglises soulignent les qualités des communautés auxquelles elles s’adressent avant de dénoncer aussi leurs défauts. Pourtant si la lettre à Smyrne est une des deux lettres aux Eglises les plus positives, aucune qualité ne lui ait attribuée. Aussi, plutôt que de spéculer sur telle ou telle qualité qui aurait été qualifiée de richesse de Smyrne, je préfère m’en tenir au texte : si l’Eglise à Smyrne est riche, c’est de sa persécution et de sa pauvreté, c’est de sa faiblesse et de sa fragilité. Elle est riche parce qu’elle ne peut en rien compter sur elle-même. Elle est riche parce que sans force, elle ne peut se reposer que sur celui qui est le premier et le dernier. En effet, celui que Jean voit dans sa vision a de nombreux attributs tous symbolique, et lorsqu’il s’adresse aux Eglises, il mentionne pour chacune d’elle un de ses attributs, or celui sous lequel il s’adresse à Smyrne est celui qui le définit le mieux : le commencement et la fin, celui qui était mort et qui est revenu à la vie.

Le ressuscité, voici la seule richesse de Smyrne dans sa persécution. Et avec une telle richesse, de quoi d’autre pourrait-elle avoir besoin ? Attention ! Cette présence du ressuscité ne garantit pas à l’Eglise qui est à Smyrne la sérénité, la tranquillité : l’épreuve ne lui sera pas épargnée pour autant « vous aurez une tribulation de 10 jours ». (Il ne faut bien sûr pas comprendre ces dix jours dans un sens chronologique mais il y a là une constante de l’Apocalypse : le mal frappe c’est vrai, mais il est limité, il ne submergera pas tout, il n’aura pas la victoire finale). A quoi sert la présence du ressuscité, si la tribulation doit tout de même avoir lieu ? Eh bien justement, c’est l’assurance que le mal ne l’emporte pas. Mais rappeler que tout ne va pas être rose, que les choses vont mal se passer, c’est bien montrer que le discours n’est pas mensonger. Si je vous dit Christ est avec vous donc rien de mal ne peut vous arriver, au premier pépin, vous saurez que Christ n’est pas avec vous. Soit j’ai menti, soit il s’est détourné de vous. Et mon message n’aura jamais été que l’opium du peuple au mieux et au pire une culpabilisation terrible : puisque vous souffrez, c’est que Dieu s’est détourné de vous, ce qui implique que vous l’avez bien mérité.
Mais le message à la fragile communauté de Smyrne est tout autre : vos persécutions, la souffrance que vous endurez ne signifient pas que vous êtes abandonnés de Dieu. Christ est avec vous et rien de ce qui vous afflige ne pourra vous abattre. Aussi misérable, faible soyez vous, aussi dépourvu d’espoir puissiez vous être, vous ne connaîtrez pas la deuxième mort, vous ne connaîtrez pas cet abandon total. Le Dieu vivant reste à vos côtés, non pas comme un talisman chimérique mais comme une présence vivante.

Frères et sœurs, notre vie n’est jamais facile et notre foi ne la facilite jamais et pourtant nous sommes riches. Pas riches de nos possessions ni de nos vertus, pas riches de notre courage ni de nos forces, même pas riche de notre espérance mais riche simplement de cette promesse : je te donnerai la couronne de vie.  Riche de la présence de celui qui est mort et qui est revenu à la vie.
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Mercredi 17 juin 2009

Au cours de cette année Calvin, un passage hebdomadaire du Réformateur de Genève commenté, ou pas, par votre serviteur… Je ne suis absolument pas un spécialiste de la pensée de Calvin, il est possible que je dise des bêtises, mais c’est un auteur que j’aime bien lire

 

Ceci est aussi une grande vertu que nous étant quasi-oubliés nous-mêmes, pour le moins ne nous souciant de nous, nous mettions peine d’appliquer et d’adonner fidèlement notre étude à suivre Dieu et ses commandements. Car, quand l’Ecriture nous défend d’avoir particulièrement égard à nous, non seulement elle efface de notre cœur l’avarice, la cupidité de régner, de parvenir à grands honneurs ou alliances, mais aussi, elle veut extirper toute ambition, appétit de gloire humaine, et autres pestes cachées. Il faut certes que l’homme chrétien soit disposé de telle sorte qu’il pense avoir affaire à Dieu en toute sa vie. S’il a cette cogitation, comme il pensera de lui rendre compte de toutes ses œuvres, aussi il rangera toute son intention à lui, et la tiendra en lui fichée. Car quiconque regarde Dieu en toutes ses œuvres, détourne facilement son esprit de toute vaine cogitation. C’est le renoncement à nous-mêmes, que Christ requiert si soigneusement de tous ses disciples pour leur premier apprentissage : et quand le cœur de l’homme en est une fois occupé, premièrement orgueil, fierté et ostentation en sont exterminés, puis aussi avarice, intempérance, superfluité et toutes délices, avec les autres vices qui s’engendrent de l’amour de nous-mêmes.

Au contraire, partout où il ne règne point, ou l’homme se déborde en toute vilénie sans honte ni vergogne, ou bien, s’il y a  quelque apparence de vertu, elle est corrompue par une méchante cupidité de gloire. Car qu’on me montre un homme qui exerce la bénignité gratuitement envers les hommes, sinon qu’il ait renoncé à soi-même, selon ce commandement du Seigneur. Car ceux qui n’ont point cette affection, ont pour le moins cherché la louange en suivant la vertu. Même les philosophes (qui ont le plus combattu pour montrer que la vertu est à désirer à cause d’elle-même) ont été si fort enflés d’orgueil et de fierté, qu’on peut apercevoir qu’ils n’ont désiré la vertu que pour avoir matière de s’enorgueillir. Or tant s’en faut que les ambitieux qui cherchent la gloire mondaine, ou telles sortes de gens qui crèvent d’une outrecuidance intérieure, puissent plaire à Dieu, puisqu’il prononce que les premiers ont reçu leur loyer en ce monde, et que les seconds sont plus loin du royaume de Dieu que les publicains et les paillardes.

Toutefois nous n’avons pas encore clairement exposé de combien d’empêchements l’homme est retiré de s’adonner à bien faire, sinon qu’il se soit renoncé soi-même. Cela a été fort bien dit anciennement, qu’il y a un monde de vices caché en l’âme de l’homme ; et nous n’y trouverons autre remède, sinon qu’en renonçant à nous, et sans avoir égard à ce qui nous plaît, nous dirigions et adonnions notre entendement à chercher les choses que Dieu requiert de nous, et à les chercher seulement à cause qu’elles lui sont agréables.

Institution Chrétienne Livre III §7, 2

 

Ce n’est plus moi, c’est Christ qui vit en moi. Qui veut sauver sa vie la perdra. Le renoncement à soi-même dont parle Calvin n’est pas une ascèse où l’homme (encore) essayerait de se dominer ou de dominer son corps, c’est un dépouillement qui jaillit dans la grâce, Christ s’empare complètement de nous, tant que l’homme cherche son bien en lui-même, il continue à mettre des obstacles à son salut. Avoir Dieu pour seul but et pour seule source, c’est là et seulement là qu’est la vie de l’homme. Et c’est tellement contraire à ce que nous sommes…

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