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Lettre ouverte à mes amis agnostiques, athées et bouffeurs de curé

15 Janvier 2015 , Rédigé par Eric George Publié dans #laïcité, #Humeurs, #Charlie-Hebdo, #dialogue

Lettre ouverte à mes amis agnostiques, athées et bouffeurs de curé

Ensemble, nous avons été traumatisés par les massacres du 7 et du 8 janvier, ensemble nous avons marché, protesté, affirmé notre désir de vivre ensemble. Et Je me disais qu'enfin on allait voir la nécessité du dialogue et de l'échange.

Et déjà, je vous vois relayer des articles appelant à une laïcité plus stricte, les déclarations d'Aurélie Filippetti demandant qu'on arrête de discuter avec les rabbins, les curés et les imams. Arrêter de discuter ? Maintenant ?

Dimanche dernier, je disais à mes paroissiens à quel point il me semblait que le blasphème devait être un droit, même si c'est impoli ou irrespectueux. Aujourd'hui j'espère que vous me permettrez de m'adresser à vous, sans me prendre pour un maître à penser, simplement comme un homme, un citoyen, un Charlie qui se trouve aussi être un croyant.

Comprenons - nous bien, je ne vous conteste certainement pas le droit de ne pas croire ni même de bouffer du curé, du pasteur, de l'imam et du rabbin. Bon appétit même et reprenez un peu de pasteur... Mais pourquoi devrions-nous être tenus à l'écart du débat républicain ? Pourquoi ne serions-nous pas appelés nous aussi, religieux, représentants religieux ou simple croyants, à y participer ? Non pas pour le dominer, non pas pour soumettre la république à la volonté de Dieu mais simplement parce que, comme vous, nous sommes citoyens, composants de la république et que nos points de vue ont le droit d'être entendus, écoutés et discutés avant d'être pris en compte ou rejetés.

De même, loin de moi l'idée de vous empêcher de contester le Concordat (sur ce point, on serait même assez d'accord, je plaiderai juste pour un délai d'adaptation pour les cultes concernés) ni de discuter les aides et subventions accordées à certains cultes. Mais franchement, vous croyez vraiment que c'est dans les cours de religion alsaciens ou dans les écoles privées que les frères Kouachi et Coulibaly ont appris leur haine ??? Vous croyez vraiment que c'est là qu'il faut chercher la cause de l'horreur ??? Vous n'avez pas un peu l'impression d'instrumentaliser un drame au service d'un autre débat ?
Mais en fait pas tant que ça, parce que c'est marrant, moi, je me dis au contraire que c'est parce qu'ils n'ont jamais vu leur imam discuter avec leur instituteur qu'il a été aussi facile de leur montrer la république comme une ennemie, dont la laïcité (au même titre que l'éducation ou la police) est une des formes d'oppression, de négation de leur identité.

Cette étanchéité totale au religieux que vous revendiquez, j'y vois justement le berceau de bien des crispations identitaires, justement celles qui rendent possibles les massacres de la semaine dernière. Et puis, pour tout vous dire, j'y vois la vraie dénaturation de la loi de 1905 qui ne s' est pas opposée me semble-t-il à la déclaration universelle des droits de l'homme "Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion ; ce droit implique la liberté de changer de religion ou de conviction, ainsi que la liberté de manifester sa religion ou sa conviction individuellement ou collectivement, en public ou en privé, par le culte, l'enseignement, les pratiques et l'accomplissement des rites. "

Alors qu'est-ce qu'on fait maintenant ? On continue à alimenter le communautarisme en posant des joints étanches ou bien on essaye de parler les uns avec les autres ?

Liberté d'expression ? Liberté de blasphème ?

14 Janvier 2015 , Rédigé par Eric George Publié dans #Bible, #prédication, #Romains, #Blasphème, #Liberté d'expression

Liberté d'expression ? Liberté de blasphème ?

Prédication du dimanche 11 janvier 2015

Matthieu 5, 21-22

Marc 3, 22 à 30

Romains 2, 17 à 24

J’avoue qu’il est trop tôt pour moi pour parler des évènements que nous avons traversés ces derniers jours. La liturgie, je l’espère, aura mis des mots sur nos peurs et nos questions, elle nous aura donné les paroles d’espérance dont nous avons besoin mais je ne voudrais pas galvauder ces mots par la prédication.
Alors peut-être comme une protection, je voudrais que nous réfléchissions avec la Bible a des notions dont on a beaucoup parlé ces temps-ci, celles de liberté d’expression et de blasphème. Si je reste convaincu que la liberté d'expression ne doit surtout pas être totale, je pense aussi, même si cela me paraît moins évident, que le blasphème doit rester libre.

Je ne suis pas le défenseur d’une totale liberté d’expression. D’abord parce qu’il y a des mots qui tuent. Jésus l’enseignait déjà et aujourd’hui toutes les victimes de quelque forme de harcèlement que ce soit le savent. Enfin parce que la liberté est, dans ce domaine comme dans d’autres, un droit du plus fort et que je ne crois pas beaucoup en notre capacité d’auto-régulation. Donc je ne suis pas le défenseur d’une totale liberté d’expression et je ne crois pas que toute protestante qu’elle soit, notre Eglise doive l’être.

J’ajouterai que je me méfie également de certaines nuances que l’on prétend avoir et qui brouillent considérablement les choses. Entendu tout récemment « mais là ça ressort de l’apologie du terrorisme et pas de la liberté d’expression », un autre dicton, plus ancien « le racisme n’est pas une opinion, c’est un délit… Ne serait-il pas plus simple de rappeler simplement qu’il y a des opinions dont l’expression est délictueuse, que la liberté d’expression a des limites, qu’elle s’arrête à l’incitation à la haine ou à la violence, qu’elle s’arrête à l’insulte, bref, qu’il y a des expressions qui sont interdites…

Mais si la Bible nous rappelle qu’il y a des mots qui tuent, elle nous parle aussi d’une autre catégorie de mots : ces mots tellement graves qu’ils font mourir celui qui les prononce, ou plutôt des mots tellement graves que celui qui les prononce doit être mis à mort, ces mots, on les appelle « blasphèmes ».

Alors devons-nous ajouter le blasphème aux limites à la liberté d’expression ? Quelques réflexions sur un sujet qui me paraît plus complexe que celui de la liberté d’expression.

Tout d’abord, la Bible condamne manifestement le blasphème et Jésus lui-même disait que le blasphème contre l’esprit est de l’ordre de l’impardonnable (ce qui ne signifie pas passible de mort).

Pourtant, une fois cette condamnation rappelée, il faut bien dire que le blasphème est rarement défini : la Bible nous dit qu’un tel a blasphémé mais à part dans un cas célèbre, on ne nous dit pas en quoi a consisté le blasphème. Et même cet impardonnable blasphème contre l’Esprit Saint, je ne suis pas très sûr de savoir de quoi il s’agit. D’après le contexte, j’aurais tendance à penser qu’il s’agit d’attribuer au Satan les œuvres de Dieu, je suis à peu près certain en tout cas, qu’il ne s’agit pas d’un mot ou d’un dessin. Tout ce que je sais du blasphème, c’est qu’il s’agit d’une insulte à Dieu. Pour autant, le blasphème ne peut pas être mis au rang de l’insulte. En effet, dans la condamnation de l’insulte, je vois un souci de protection des victimes, des faibles. Mais j’avoue avoir une trop haute opinion de mon Dieu, être trop peu blasphémateur pour penser que mon Dieu peut être blessé par un mot ou un dessin. Je ne me sens pas le devoir de protéger Dieu, et si vraiment mon Dieu est si fragile que les mots le blessent, alors, bien avant les caricaturistes, ce sont les théologiens qu’il faut interdire…

Ah mais se moquer de Dieu c’est insulter les croyants ! Peut-être. Mais alors que je ne me pose pas comme un défenseur de l’honneur de Dieu quand je lutte contre le blasphème mais bien comme le défenseur de mon honneur, de ma susceptibilité ! Et puis, je m’interroge : s’il est interdit de se moquer des convictions religieuses de tout un chacun, pourquoi serait-il permis de se moquer de ses convictions politiques, ou de ses goûts sportifs ou musicaux ?

Je disais que le blasphème est rarement défini dans la Bible… Il y a pourtant un cas célèbre où l’on sait pour quel blasphème précis, le blasphémateur a été mis à mort :

Et le souverain sacrificateur, prenant la parole, lui dit : Je t’adjure, par le Dieu vivant, de nous dire si tu es le Christ, le Fils de Dieu. Jésus lui répondit : Tu l’as dit. De plus, je vous le déclare, vous verrez désormais le Fils de l’homme assis à la droite de la puissance de Dieu, et venant sur les nuées du ciel. Alors le souverain sacrificateur déchira ses vêtements, disant : Il a blasphémé ! Qu’avons-nous encore besoin de témoins ? Voici, vous venez d’entendre son blasphème. Que vous en semble ? Ils répondirent : Il mérite la mort.

Matthieu 26 ; 63-66

Oui, tout en entendant l’interdiction du blasphème, nous devons nous rappeler que Jésus, le Christ a été condamné et mis à mort comme blasphémateur, pour avoir insulté Dieu. Et c’est vrai qu’aujourd’hui encore, affirmer que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu ou Dieu fait homme, c’est un blasphème au regard d’autres religions qui n’en sont pas moins des religions avec lesquelles nous sommes et devons être dans un dialogue fraternel. Pour autant, nous abstiendrions-nous d’affirmer, de confesser ce qui, pour elles, est un blasphème ?

Pourtant, les premiers chrétiens, les premiers auteurs chrétiens ont continué à condamner le blasphème. Mais, ils ont tout de même changé un peu d’orientation. Dans le Premier Testament, le blasphémateur est mis à mort . Lorsque Jésus condamne le blasphème contre l’Esprit Saint, d’une part il ouvre la possibilité d’autres blasphèmes et surtout il place les choses sur un plan spirituel.

Et puis Paul ouvre une autre perspective : il place les croyants devant leur propre responsabilité face au blasphème des non-croyants. « C’est à cause de vous, à cause de votre attitude, à cause de votre hypocrisie » que le nom de Dieu est blasphémé parmi les autres. Et c’est vrai, que bien souvent les caricatures, les moqueries à l’égard de notre religion pointent nos incohérences, nos hypocrisies, parfois aussi ce qui paraît fou aux yeux du monde. Et c’est vrai qu’elles sont d’autant plus mordantes, d’autant plus pertinentes que la religion visée est plus oppressive. Alors, je me dis que ce serait peut-être là une belle manière chrétienne de se positionner face au blasphème : vouloir l’éradiquer mais non par l’arsenal législatif mais bien par notre attitude, faire en sorte par nos comportements, par nos paroles que nul n’ait envie de tourner en dérision le Dieu qui nous pousse à être ce que nous sommes…

Et puis je tombe sur ces mots de Paul à Timothée : Tous ceux qui sont sous le joug de l’esclavage doivent considérer leurs maîtres comme dignes d’un entier respect, afin que le nom de Dieu et la doctrine ne soient pas blasphémés. (I Tim. 6, 1) Et même si je comprends quelle peur d’être considéré comme de dangereux révolutionnaires pouvait traverser les chrétiens, même si je sais bien qu’occidental du XXe siècle, je n’ai pas le droit intellectuel de juger mes frères du premier siècle, je me dis quand même qu’une condamnation plus rapide de l’esclavage par les chrétiens aurait bien valu quelques blasphèmes contre le nom de Dieu et contre la doctrine…

Alors au final, que dire du blasphème ? Le condamner, le combattre, l’autoriser ? Voilà mon point de vue

L’innocent, comme le scélérat, Il (Dieu) l’anéantit. Quand un fléau jette soudain la mort, de la détresse des hommes intègres Il se gausse. Un pays a-t-il été livré aux scélérats, Il voile la face de ses juges ; si ce n’est Lui, qui est-ce donc ? Job 9, 22-24

Ces propos de Job me paraissent finalement bien plus blasphématoires que les trois papas d’André Vingt-Trois. Et pourtant, Job a bien parlé.

Je crois que si des dessins ou des blagues pas toujours drôles, parfois choquants, voire de très mauvais goût, des dessins et des blagues qui nous vexent parfois ou simplement nous gênent comme on peut être gêné par la plaisanterie pas drôle d’un gros lourd, sont finalement un petit prix à payer pour cette liberté de parole sur Dieu que nous donne la Bible.

Alors, pour la préservation du plus petit, du plus faible, pour la possibilité de vivre ensemble, je pense que la liberté d’expression doit avoir des limites. Mais pour la liberté de croire et de penser, pour la possibilité du dialogue et de l’interpellation, je suis convaincu que le blasphème doit rester possible et que nous, chrétiens, devons défendre cette liberté, cette possibilité.

Frères et sœurs, notre Dieu n’a pas peur d’un crayon ou d’une blague, notre Dieu n’a pas peur du mauvais goût. Je crois même que notre Dieu ouvre la possibilité du rire. Notre Dieu est plus fort que la mort, plus fort que la haine. Et aujourd’hui comme demain qu'il nous rende plus forts que nos peurs, plus forts que nos rejets, plus forts que nos désirs de vengeance. Que demain, Il nous donne la possibilité de l’amour.

Amen

Je suis Charlie

7 Janvier 2015 , Rédigé par Eric George Publié dans #Humeurs, #Charlie-Hebdo, #Caricature, #Blasphème

Je suis Charlie

Moquez-vous
Plongez mon Christ dans la pisse, détournez mes prières.
Caricaturez ce que je raconte. Dévoilez mes incohérences. Tournez mes croyances en dérision.
Moquez-vous.
Mélangez tout. Mettez-moi en rage. Foutez-vous de moi lorsque j'essaye d'expliquer.
Moquez vous

Et laissez-moi vivre dans un monde où la caricature et le blasphème sont possibles.

Les Cabu, Wolinski et Reiser de mon adolescence sont restés à Nancy. Je leur dois une bonne partie de ma théologie, je pense... Je n'ai pas toujours suivi Charlie Hebdo (loin de là) mais aujourd'hui je suis frappé avec eux. Aujourd'hui je suis, nous sommes Charlie.

Calendrier ciné de l'Avent (25) La ruée vers l'or

25 Décembre 2014 , Rédigé par Eric George Publié dans #calendrier de l'Avent, #Théo en culture, #Chaplin

Calendrier ciné de l'Avent (25) La ruée vers l'or

C’est un ressort comique très utilisé par les burlesques : les personnages échappent de peu à un danger dont ils sont inconscients. Alors que le vent a poussé leur cabane au bord d’un précipice, le vagabond et Big Jim échappent ainsi à la mort au hasard de leur déplacements qui font pencher la cabane ou rétablissent l’équilibre.

Le même ressort, peut être finalement aussi assez comique, est utilisé dans l’Evangile selon Jean notamment lors des noces de Cana. Mais finalement, l’eau changée en vin à l’insu du plus grand nombre, n’est-elle pas toute l’histoire du salut du monde par Jésus Chris, vainqueur sur la croix ?

Calendrier ciné de l'Avent (24) Le Père Noël est une ordure

23 Décembre 2014 , Rédigé par Eric George Publié dans #calendrier de l'Avent, #Théo en culture, #Inattendu, #Matthieu, #Splendid

Calendrier ciné de l'Avent (24) Le Père Noël est une ordure

Finalement, parmi tous les films de ce calendrier, Le père Noël est une ordure est peut-être celui qui correspond le moins à une atmosphère de Noël : en effet, si tout se passe en période de Noël, le film ne fait pas de (bons) sentiments et ne s’encombre même pas d’un happy end (encore que, comparé à la pièce…). Mais il faut bien dire qu’au-delà des caricatures et des répliques cultes, le film tape assez juste…

Finalement, Le Père Noël est une ordure nous met bien devant nos contradictions : nous voulons faire la fête en oubliant ce qui va mal, nous voulons être généreux sans être dérangés… Et c’est au bout du compte notre manière de désirer Noël qui nous écarte le plus de l’esprit de Noël…

C’est dans l’évangile de Matthieu que l’on retrouve peut-être le mieux ce décalage : un messie est attendu et c’est face à une fille-mère que l’on se retrouve, le berger d’Israël doit venir et ce sont des mages païens qui saluent sa venue, un prince protecteur est né et son règne commence par une fuite au milieu d’un massacre d’innocents ; Matthieu nous l’annonce, à la lumière de nos désirs et de nos attentes, Noël est invisible, introuvable.

Calendrier ciné de l'Avent (23) Le drôle de Noël de Scrooge

22 Décembre 2014 , Rédigé par Eric George Publié dans #calendrier de l'Avent, #Théo en culture, #Dickens, #Social

Calendrier ciné de l'Avent (23) Le drôle de Noël de Scrooge

Dernière adaptation cinématographique, Scrooge est sans doute un peu trop effrayant pour être un film pour enfants, mais il présente un avantage non négligeable : il n’occulte pas la dimension sociale du conte de Dickens (c'est sans doute la véritable 3D du film, un peu de profondeur)

Se résigner aux inégalités, à la misère, à l’ignorance, c’est là renoncer à son âme d’enfant, c’est là ce qui est véritablement contraire à l’esprit de Noël.

Dieu notre Père

Donne-nous la colère et la révolte

Donne-nous le refus des situations inacceptables

Donne-nous la force de dénoncer la misère et l’ignorance

Comme les véritables monstres qu'ils sont.

Donne nous de lutter contre ces monstres

Plutôt que contre ceux que nous nous inventons.

Calendrier ciné de l'Avent (22) La vie est belle

21 Décembre 2014 , Rédigé par Eric George Publié dans #calendrier de l'Avent, #Capra, #Théo en culture, #Ange, #Valeur

Calendrier ciné de l'Avent (22) La vie est belle

C’est un merveilleux film et un très beau conte de Noël, pourtant, La vie est belle est très discutable théologiquement. Est-ce que vraiment la valeur d’une vie s’estime au nombre de bonnes actions que l’on a pu faire, aux personnes qui nous sont redevables ?
Finalement, ce que j’en garderai c’est qu’un ange, un messager donc, gagne ses ailes le jour où il a appris à une personne quelle était sa véritable valeur. Mais cette valeur, ce n’est pas l’addition de tes bonnes œuvres, cette valeur c’est le prix que Dieu te donne. Et pour toi, Il a tout donné, il s’est donné lui-même.

Père

Donne-nous d’ouvrir nos yeux sur nous-même

Donne-nous de nous reconnaître comme tes enfants

Et par ce nouveau regard sur nous-même

Transforme notre vie

Calendrier ciné de l'Avent (21) Le grand saut

20 Décembre 2014 , Rédigé par Eric George Publié dans #calendrier de l'Avent, #Cohen, #Théo en culture, #Rédemption, #Chute

Calendrier ciné de l'Avent (21) Le grand saut

Le grand saut des frères Cohen est marqué par la Capra’s touch, derrière un optimisme apparemment naïf se cache, à peine, une satire féroce de notre monde… C’est aussi l’histoire d’une corruption, d’une chute et d’une rédemption…
Et puisque cette rédemption vient bien d’ailleurs et même d’au-delà, et d’un au-delà qui « triche », nous sommes bien devant un conte de Noël qui se déroule le 31 décembre…

Dieu notre Père

Quand les richesses

Le pouvoir et l’orgueil

nous perdent

Viens nous retrouver

Quand la chute est mortelle

Viens nous rattraper

Dieu notre Père

Même quand nous ne nous tournons plus vers toi

Même quand le désespoir à tout avalé

Viens nous retrouver

Calendrier ciné de l'Avent (20) Juno

19 Décembre 2014 , Rédigé par Eric George Publié dans #calendrier de l'Avent, #Théo en culture, #Impertinence, #Grossesse

Calendrier ciné de l'Avent (20) Juno

Lorsque ta salutation a retenti à mes oreilles, voici que l'enfant a bondi d'allégresse en mon sein.

Luc 1, 43

C'est une histoire grave, légère et touchante, l'histoire d'une grossesse qui bouleverse des vies. Faire de Juno un film de Noël, c'est l'occasion de rappeler (avec Matthieu) combien cette grossesse fait de Marie un sujet d'opprobre. C'est aussi l'occasion de rappeler à quel point Marie (selon Luc) ressemble à Juno, jeune femme libre, sensible, impertinente et rebelle. C'est enfin l'occasion de rappeler combien le bébé à naître révèle à chacun(e) ce qu'il ou elle est : adolescent, mère, amoureux... et que ça ne se fait pas sans douleur. ..

Dieu notre Père

Que la lumière de Noël

Vienne éclairer nos vies

Qu’elle nous montre nos réalités

Qu’elle fasse tomber nos masques

Qu’elle nous conduise ainsi

A la vérité.

Calendrier ciné de l'Avent (19) Toy Story

18 Décembre 2014 , Rédigé par Eric George Publié dans #calendrier de l'Avent, #Théo en culture, #Consommation, #Compétition, #Pixar

Calendrier ciné de l'Avent (19) Toy Story

A Noël, Andy a reçu une super figurine de Buzz l’éclair, et Woody, pantin cow-boy se sent menacé dans sa place de « jouet préféré ».

Finalement, Woody n’a pas tort et il est bien évident que c’est le lot d’un jouet/ordinateur/voiture/téléphone/rape à gruyère : être déclassé par un nouveau modèle plus performant… C’est la loi d’une société de consommation.

Mais en prêtant à leurs jouets des sentiments humains, en en faisant des individus à part entières, les scénaristes déplacent le problème (ou peut-être l’amènent-ils à sa source) : dans une société de la performance et de la compétition, combien de déclassés, combien de perdants ?
Et si on m’enseigne à toujours être plus performant, plus compétitif, comment pourrait-on me demander de renoncer aux objets les plus performants ?

Dieu notre Père

C’est sur la paille d’une étable

A la lisière du monde

Que tu es venu à nous

Ainsi tu te rends présent à ceux

Pour qui notre monde n’a plus de place

Donne-nous à notre tour

D’être présents

Pour ceux qui sont laissés sur la paille

Pour ceux qui n’auront aucune place

Donne-nous

De retrouver l’amour.